La Domenica Del Corriere - Bourses mondiales: l'Europe termine la semaine dans le rouge, nouveaux records à Wall Street

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Bourses mondiales: l'Europe termine la semaine dans le rouge, nouveaux records à Wall Street
Bourses mondiales: l'Europe termine la semaine dans le rouge, nouveaux records à Wall Street / Photo: JUSTIN TALLIS - AFP/Archives

Bourses mondiales: l'Europe termine la semaine dans le rouge, nouveaux records à Wall Street

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge vendredi, gagnées par l'incertitude face au conflit au Moyen-Orient, tandis que Wall Street atteint de nouveaux sommets, soutenue par un rapport sur l'emploi américain mieux qu'attendu.

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A New York, le Nasdaq (+1,40% vers 15H50 GMT) et le S&P 500 (+0,79%) ont atteint de nouveaux sommets, aidés en cela par la dynamique des valeurs technologiques, notamment. Le Dow Jones grappillait 0,10%.

Les États-Unis sont restés proches du plein emploi en avril avec un chômage stable à 4,3%, selon des données officielles publiées vendredi.

La première économie mondiale a créé 105.000 emplois sur la période, alors que les investisseurs en attendaient 60.000, d'après le consensus publié par Trading Economics. Un chiffre néanmoins plus faible que celui du mois de mars (185.000).

"Dans un contexte d'incertitude accrue liée au conflit avec l'Iran", ces "données témoignent d'une certaine résilience" de l'économie américaine, ce qui est salué par les investisseurs, estime Daniel Vernazza, chef de l'économie internationale chez UniCredit.

Par ailleurs, la progression des salaires est elle "plus faible qu'attendue", ce qui "suggère que la dynamique salariale est moins inflationniste que ce qu'on aurait pu craindre", selon Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.

Vers 15H50 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans des obligations américaines reculait à 4,36%, contre 4,38% la veille. A deux ans, il perdait 0,02 point de pourcentage, à 3,88%. Le dollar cédait légèrement du terrain face à l'euro (-0,19%), à 1,1776 dollar pour un euro.

En Europe, en revanche, les doutes ont gagné les esprits.

Tous les indices du Vieux Continent ont terminé dans le rouge, à l'image de Francfort (-1,32%), Paris (-1,09%) et Londres (-0,43%). Seule la Bourse de Milan est restée stable (-0,00%).

Les marchés du Vieux continent sont restés focalisés sur la situation au Moyen-Orient, qui reste "floue et ne devrait pas se clarifier rapidement", relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

"Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz", ajoute l'analyste John Plassard de Cité Gestion.

De nouveaux affrontements depuis jeudi dans le Golfe mettent en effet à mal la perspective d'une conclusion rapide d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran, même si Donald Trump a assuré que la trêve tenait toujours.

Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit s'attendre à une réponse vendredi.

-Le pétrole en hausse-

Ces tensions ont mis fin à la chute des prix du pétrole, qui avaient perdu jusqu'à 5% jeudi. A 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, atteignait 101,69 dollars le baril (+1,63%). Le WTI américain grappillait 0,92% à 95,68 dollars le baril.

-Commerzbank coupe dans ses effectifs-

La banque allemande Commerzbank a dévoilé vendredi un plan de départs de 3.000 salariés et réaffirmé sa volonté de conserver son indépendance face à l'offre de reprise hostile officialisée mardi par l'italienne UniCredit pour 35 milliards d'euros.

Pour 2026, elle a relevé à "au moins 3,4 milliards d'euros" son objectif de résultat net, après avoir fait état vendredi d'un solde en progression annuelle de 9% à 913 millions d'euros au terme du premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes sondés par Factset.

Les investisseurs n'ont toutefois pas été convaincus: le titre a perdu 3,98% à 35,44 euros à Francfort.

- Expedia, expédiée -

La plateforme de réservation de voyages Expedia (-7,03% à 235,01 dollars) souffrait de prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours. Ses résultats pour les trois premiers mois de 2026 se sont également révélés inférieurs aux anticipations des analystes.

T.Labbate--LDdC