Le surf sur la vague de Munich réautorisé par le nouveau maire
Le nouveau maire de Munich a réautorisé vendredi sous conditions le surf sur la vague de l'Eisbach, après une année mouvementée pour cette attraction majeure de la ville marquée par un drame mortel l'an dernier.
Depuis le décès d'une pratiquante expérimentée surfant de nuit en avril 2025 sur cette étroite vague, un débat sur la sécurité est né entre la municipalité et les associations de surfeurs.
"Mon objectif, dès le début, était de rouvrir dès que possible" la vague, qui "fait partie de l'art de vivre munichois", a salué dans un communiqué Dominik Krause, le nouveau maire écologiste élu en mars.
M. Krause a publié cet arrêté municipal juste après la formation de sa nouvelle coalition.
Après le drame l'an dernier, la vague avait été fermée pendant deux mois, puis réouverte avec des règles plus strictes.
Une enquête avait été ouverte sans mettre en évidence de manquement public aux obligations de sécurité, les surfeurs étant prévenus qu'ils pratiquent à "leurs propres risques".
Mais fin 2025, la vague s'était volatilisée après des opérations de nettoyage de cette rivière artificielle, ravivant la colère des surfeurs.
Ils ont organisé plusieurs manifestations et recréé la vague à l'aide d'installations non autorisées, démontées par la municipalité.
Le rouleau est revenu naturellement il y a plusieurs semaines, pour le plaisir des surfeurs se risquant à l'emprunter illégalement.
"Nous sommes heureux, soulagés et profondément reconnaissants de voir ce lieu renaître", a salué vendredi le Surf Club de Munich sur Instagram.
"Mais personne ne doit s'approprier cet instant", a-t-il ajouté, soulignant que la vague était revenue naturellement, et non pas grâce aux "politiques".
"Les règles d’utilisation restent en vigueur", a précisé la mairie: plus de session nocturne après 22H00 et utilisation obligatoire d'un système qui permet de détacher le leash - le cordon relié au surfeur - en cas d'urgence.
La mairie a aussi mis en garde contre "des actes de vandalisme" contre les consignes de sécurité affichées au bord de l'Eisbach.
F.Gionfriddo--LDdC