La Domenica Del Corriere - Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale

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Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale
Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale / Photo: FRANCK FIFE - AFP

Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale

Un an après, le PSG va vivre une deuxième finale de Ligue des champions, ayant réussi l'exploit d'éliminer le Bayern Munich mercredi à l'Allianz Arena (1-1 après le 5-4 de l'aller) grâce à sa force collective et au bout d'un combat éreintant.

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Un an après avoir gagné la C1 dans ce même stade, Luis Enrique et ses joueurs défendront donc leur titre suprême. Et c'est dire l'exploit de l'entraineur espagnol, arrivé il y a trois ans à la tête du PSG.

Après la folie du Parc des princes (5-4) mardi dernier, l'intensité était bien la "même" dans une Allianz Arena tout aussi bouillante, comme avait annoncé la veille Warren Zaïre-Emery. Moins de buts c'est sûr mais un rythme tout aussi effréné.

Sur la route de Budapest, théâtre des rêves le 30 mai prochain face à Arsenal, Paris a été d'une efficacité rare puis de nouveau solidaire défensivement.

Le PSG a encore été plus virevoltant qu'il y a huit jours en frappant très fort dès la 3e minute, grâce encore une fois à ses hommes des grands soirs.

Aidé par l'immense espace laissé par l'arrière garde du Bayern, Khvicha Kvaratskhelia s'est engouffré côté gauche et a trouvé Ousmane Dembélé, seul dans la surface, qui a enchainé une puissante frappe (1-0, 3e). Manuel Neuer, du haut de ses 40ans et de son mètre 93 n'a rien pu faire face au Ballon d'or et ses sept buts européens.

Et puis, comme à Liverpool il y a trois semaines, les Parisiens ont montré les muscles derrière et ont tenu malgré la pression immense du Bayern et des 70.000 spectateurs.

Ils ont laissé beaucoup moins d'espace, ont fait preuve d'expérience en gagnant de longues et précieuses secondes et se sont appuyés de nouveau sur un grand Matveï Safonov.

L'absence d'Achraf Hakimi, blessé à la cuisse et pourtant si important dans les mouvements offensifs, ne s'est même pas fait ressentir. Warren Zaïre-Emery, aligné en latéral droit, a bien géré Luis Diaz et Nuno Mendes, son penchant côté gauche, a été bien meilleur qu'à l'aller.

Malgré un carton jaune très tôt, le Portugais a beaucoup apporté et a été solide face à Olise. Le milieu Fabian Ruiz, qui n'avait pas joué un match plein depuis sa blessure au genou, a été tout aussi important dans la maitrise.

Grâce à tout ça et aussi grâce à un pénalty non sifflé (31e) sur une main de Joao Neves (car le ballon était dégagé par Vitinha et pas en direction du but), Paris a géré ses moments faibles face à la meilleure équipe européenne actuelle.

- Paris a resserré les rangs -

Les Parisiens ont craqué à la toute fin du match sur un but d'Harry Kane (90+4) mais rien ne les arrêtera.

Michael Olise (27e) et Luis Diaz ont été tout aussi rapides et dangereux mais le PSG a été mieux organisé et solide. Et a mieux défendu qu'au Parc des princes, à l'image de son capitaine Marquinhos, enragé dès l'échauffement. Pour dire, c'est son compère en charnière centrale Wilian Pacho qui a été élu homme du match.

Le gardien russe du PSG a aussi réitéré son match d'Anfield et a encore été impressionnant: il a bien plongé sur un centre de Jamal Musiala (42e) puis s'est couché à grande vitesse pour sortir une frappe de l'Allemand (44e), mais aussi sur une frappe à bout portant de Luis Diaz (69e) et de Michael Olise (70e).

En face, Manuel Neuer a aussi sauvé les siens, en sortant une tête de Joao Neves (33e) et une frappe de Désiré Doué (64e), mais le géant allemand a chuté aux portes de la finale.

Désormais, la peur a changé de camp dans les nuits européennes. Paris sait maintenant gagner ces grands matches et peut donc rêver de toucher les étoiles de nouveau les étoiles le 30 mai.

J.Padovano--LDdC