Ligue des champions: le Real en quête d'exploit à Munich pour éviter le vide
L'exploit ou le vide: dominé et battu (2-1) à domicile il y a une semaine par le Bayern, le Real est contraint d'inverser la tendance mercredi à Munich (21h00), en quarts de finale retour de la Ligue des champions.
Au coeur d'une saison marquée par le limogeage de l'entraîneur Xabi Alonso, le Real Madrid n'a plus que la Ligue des champions, "sa" compétition fétiche remportée à 15 reprises - la dernière fois en 2024, juste avant l'arrivée de Kylian Mbappé - pour sauver la face.
En championnat, le FC Barcelone est loin devant (9 points d'avance à 7 journées du terme) après un nouveau faux-pas des Madrilènes vendredi, et l'aventure en Coupe s'est arrêtée dès les huitièmes de finale à Albacete (D2).
En cas d'élimination, le Real risque ainsi, pour la seconde saison consécutive, de finir sans titre national ou sacre en Ligue des champions, ce qui ne lui est plus arrivé depuis 2005/06. A l'époque, le président Florentino Pérez avait démissionné en assumant l'échec de son projet des "Galactiques"...
- "Personne ne baisse les bras" -
Après un parcours balbutiant en phase de ligue de la C1, les Merengue ont pourtant retrouvé de leur superbe face à Manchester City en huitièmes de finale, mais se trouvent au bord du précipice après le match aller perdu contre le Bayern à Santiago-Bernabéu.
"S'il y a bien une équipe capable d'aller gagner à Munich, c'est bien le Real Madrid. Celui qui n'y croit pas peut rester ici", a immédiatement lancé l'entraîneur Alvaro Arbeloa, dès le soir du revers. "Ici, personne ne baisse les bras", a martelé de son côté le président Florentino Pérez.
Le résultat et la physionomie du match aller ont donné quelques motifs d'espoir, le Real prouvant qu'il restait un danger permanent avec ses joueurs offensifs Vinicius Junior et Mbappé. Si le Bayern a quitté la pelouse de Bernbéu en vainqueur pour la première fois depuis mai 2001, il le doit en grande partie à son gardien de but Manuel Neuer.
"On sait qu'il n'y a qu'un seul but et que ça peut aller dans un sens comme dans l'autre. Mais on a un léger avantage", a estimé le capitaine munichois en conférence de presse mardi.
Dans sa longue histoire avec la compétition reine du football européen, le Real n'est jamais parvenu à se qualifier pour le tour suivant après un revers à domicile à l'aller (cinq éliminations).
De son côté, le Bayern n'a été éliminé qu'une seule fois (sur 31) après avoir remporté l'aller à l'extérieur (contre l'Inter en 8e de finale de la Ligue des champions en 2011, battu 3-2 après un succès 1-0 à Milan).
- Rouleau compresseur -
A l'inverse du Real, le Bayern est encore engagé sur trois tableaux cette saison, avec un 35e titre national qui lui tend les bras et une impression de rouleau compresseur tant au niveau national que continental (11 victoires pour une défaite, à Arsenal, en C1).
"On ne doit surtout pas faire l'erreur de laisser trop d'euphorie s'installer maintenant. Je perçois en ce moment un peu trop d'emballement, et pour être honnête, ça ne me plaît pas", a mis en garde l'ancien joueur et dirigeant du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, actuellement membre du conseil de surveillance, au diffuseur DAZN.
"Une euphorie contrôlée, c'est exactement ce que l'on a. On doit emporter avec nous cette euphorie, car ce que l'on a réalisé, personne ne peut nous le reprendre. Et, malgré tout, on sait que c'est un grand adversaire qui nous attend mercredi", a glissé le directeur sportif du Bayern Max Eberl.
"On sait très bien contre qui on joue et ce que ce sera comme match. On a bien vu au match aller à quel point ils peuvent se créer des occasions de but", a aussi estimé Leon Goretzka.
Le Bayern reste sur quatre éliminations de rang en Ligue des champions contre le Real (2014, 2017, 2018 et 2024). Sa dernière qualification dans ce grand classique du foot européen (30e match entre les deux géants) remonte à 2012.
T.Bianchi--LDdC