La Domenica Del Corriere - PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession

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PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession

PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession

L'Insee a annoncé vendredi que le produit intérieur brut de la France a reculé de 0,1% au troisième trimestre, alimentant les craintes d'une entrée en récession technique.

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Ce chiffre marque une contre-performance inattendue alors qu'une légère hausse était anticipée. Après la stagnation du deuxième trimestre (+0,0%) et le recul de 0,2% au premier, cette évolution place la croissance pour la deuxième fois en territoire négatif depuis le début de l'année.

Mathieu Plane, économiste à l'Institut français d'économie (IFE), signale qu'il suffirait d'une petite révision à la baisse du deuxième trimestre pour que ce soit une récession technique. Fin octobre, l’acquis de croissance s’établit à 0,2%. Pour atteindre l’objectif de Bercy fixé à 0,5%, le PIB devrait progresser de 0,9% au quatrième trimestre.

L'investissement a reculé de 0,6% et le commerce extérieur a apporté une contribution négative de 0,6 point. Les exportations ont diminué de 1,7% tandis que les importations ont progressé de 0,1%. À l'inverse, la consommation des ménages progresse de 0,4%, portée par les achats de voitures électriques et d'appareils de climatisation.

Cependant, la baisse de 0,5% en septembre montre une limitation des achats. L'inflation a atteint 3,4% en octobre et le moral des ménages est à son plus bas depuis juin 2013. Stéphane Colliac (BNP Paribas) note que la confiance est historique basse.

Le ministre de l’Économie Roland Lescure estime que l’économie "ira dans le mur" sans redressement budgétaire, bien que les coupes risquent de peser sur le pouvoir d'achat. Sylvain Bersinger (Bersingéco) cite des risques macroéconomiques : inflation, bulle IA et hausse des taux souverains.

La situation géopolitique au Proche-Orient suscite aussi des inquiétudes. Si le pétrole atteint 100 dollars, le scénario changerait. Stéphane Colliac espère un rebond de l'aéronautique en fin d'année pour compenser les retards pris aux deuxième et troisième trimestres.

U.Pagliarini--LDdC