La Bourse de Paris moins optimiste que ses voisines
La Bourse de Paris n'a pas su vendredi saisir le rebond qui a profité aux autres marchés boursiers en Europe avec la baisse du pétrole.
Au total, l'indice CAC 40 a fait du surplace (-0,04%) à 8.077 points (-3,63 points). Jeudi, l'indice vedette a perdu 0,52% à 8.081,43 points.
"La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a pas de panique. Mais à l'inverse il n'y a pas d'intérêt pour des mouvements d'achat", explique Andrea Tueni, de la plate-forme d'investissement Saxo.
Moins que les autres marchés européens (Francfort +0,56%, Londres +0,14%), Paris a néanmoins su profiter de la baisse du pétrole.
Les cours du brut accéléraient leur baisse avant 19H00 de Paris, à 103,23 dollars le baril de Brent (-3,16%), et 91,61 dollars le WTI américain (-3,17%).
Les marchés s'accrochent pour la énième fois depuis mars à l'espoir d'un accord pour la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, a déclaré auprès de plusieurs médias étrangers avoir communiqué mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff les conditions de l'Iran pour une réouverture de ce passage stratégique.
"Les marchés veulent y croire, mais ils en demandent davantage", ajoute Andrea Tueni.
Dans le cas français, le président Emmanuel Macron a annoncé jeudi l'envoi de "moyens militaires" pour "protéger" le port pétrolier de Yanbu en Arabie saoudite face aux attaques des combattants houthis du Yémen.
Malgré la baisse du pétrole, donc des risques d'inflation, les taux d'intérêt français ont fait du surplace vendredi.
Les obligations françaises à dix ans affichent comme la veille un rendement de 4,69%, supérieur de plus d'un point de pourcentage au "Bund" allemand sur la même maturité (3,60%).
La France emprunte à des taux supérieurs à ceux consentis à l'Italie ou à la Grèce auprès des investisseurs qui s'inquiètent de sa dette publique à 117,5% du PIB.
Dans le détail, la Société Générale a signé la meilleure performance de la journée auprès des acheteurs de tires (+3,49% à 72,31 euros) après des commentaires favorables de la Deutsche Bank sur la banque française.
Inversement, TotalEnergies a reculé (-1,31% à 79,90 euros) comme à chaque fois que le pétrole recule.
A.Belloli--LDdC