La Bourse de Paris bat son record absolu, poussé par la détente des prix du brut
La Bourse de Paris a terminé en nette hausse lundi, enregistrant un nouveau record absolu comme à Francfort et à Madrid, soutenue par la chute des prix du pétrole.
Le CAC 40, l'indice vedette de la Bourse de Paris a atteint un nouveau plus haut en séance à 8.642,32 points, effaçant de quelques centièmes de point son dernier plus haut historique qui datait de fin février avant l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient.
L'indice vedette a terminé la séance en hausse de 1,22% à 8.613,82 points, à quelques points de son record en clôture.
"La détente des prix de l'énergie est le catalyseur du jour", confirme Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché à IG France interrogé par l'AFP.
"C'est l'élément qui a boosté les marchés d'actions car cela enlève les pressions sur les coûts des entreprises ainsi que sur les taux souverains étant donné le moindre risque inflationniste", explique-t-il.
Les prix du brut chutent de plus de 5%, les investisseurs misant sur une détente au Moyen-Orient après l'annonce, samedi soir, par Donald Trump de son renoncement à de nouvelles frappes contre l'Iran.
"Ce ne sont pas uniquement les nouveaux espoirs de négociations qui expliquent la baisse des cours", estime Bjarne Schieldrop, analyste en chef des matières premières de SEB. "Le pétrole brut continue de circuler via le détroit d'Ormuz", souligne-t-il.
L'analyste met toutefois en garde contre un excès d'optimisme "mal placé". Donald Trump a annoncé lundi une reprise du dialogue avec l'Iran, une affirmation rapidement démentie par Téhéran, qui a assuré qu'aucune négociation n'était en cours dans un conflit qui dure désormais depuis cinq mois.
Autre élément porteur: la saison des résultats d'entreprises en Europe a été "bonne, voire très bonne" avec "en moyenne une progression de 20% des bénéfices des entreprises", a constaté Alexandre Baradez.
Les valeurs liées à intelligence artificielle ont baissé lundi, profitant par vases communicants aux secteurs délaissés de la tech comme les logiciels.
Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a ainsi perdu 0,89% à 45,27 euros.
Les éditeurs de logiciels français, eux, se sont démarqués: Capgemini a gagné 4,59% à 107,20 euros et Dassault Systèmes 3,49% à 20,75 euros.
"Le mouvement sur les logiciels s'est mis en route la semaine dernière" après les résultats de Microsoft, constate M. Baradez.
A.Mariani--LDdC