La Domenica Del Corriere - Les Américains annoncent avoir récupéré leur aviateur abattu en Iran

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Les Américains annoncent avoir récupéré leur aviateur abattu en Iran
Les Américains annoncent avoir récupéré leur aviateur abattu en Iran / Photo: - - SEPAH NEWS/AFP

Les Américains annoncent avoir récupéré leur aviateur abattu en Iran

L'aviateur américain recherché depuis vendredi après que son avion a été abattu en Iran a été secouru lors d'une opération militaire "audacieuse" et est "sain et sauf", a annoncé dimanche Donald Trump, au 37e jour de la guerre au Moyen-Orient.

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Les forces armées iraniennes ont elles affirmé avoir "déjoué" l'opération, mais sans démentir le sauvetage de l'aviateur ou annoncer sa capture. Elles ont annoncé avoir abattu quatre appareils américains impliqués dans l'opération.

"L'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des Etats-Unis" a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, ajoutant que l'aviateur, "un colonel très respecté" était "SAIN ET SAUF!".

Son chasseur-bombardier F-15E, avait été abattu vendredi dans le sud-ouest de l'Iran et il s'était éjecté avec l'autre aviateur à bord, selon des médias américains et iraniens. Téhéran avait promis une récompense pour sa capture, son compagnon ayant été rapidement exfiltré par les forces spéciales américaines. Washington n'a pas confirmé que l'appareil a été abattu.

Donald Trump a précisé que le militaire avait été blessé et que son sauvetage avait mobilisé "des dizaines d'appareils".

Washington n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce par l'armée iranienne que "deux avions de transport militaire C-130 et deux hélicoptères Black Hawk américains ont été détruits" pendant l'opération.

L'armée iranienne a aussi précisé que les Etats-Unis avaient utilisé un aéroport abandonné près d'Ispahan.

Cinq personnes ont été tuées lors de l'opération américaine, selon l'agence de presse iranienne Tasnim.

Depuis le début de la guerre régionale, déclenchée par une offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février et qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, aucun soldat américain n'a été annoncé tué ou capturé en Iran, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.

Parallèlement, dans le nord-ouest du pays, des frappes ont tué cinq Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, selon un média iranien.

- Attaques dans le Golfe -

L'Iran a de nouveau lancé dimanche des attaques contre les pays du Golfe et Israël, à la veille de l'expiration d'un ultimatum de 48 heures que lui a donné Donald Trump pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, sous peine de "déchaîner les enfers".

Les tirs iraniens ont endommagé des sites énergétiques aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, où un complexe ministériel et des usines de dessalement d'eau ont aussi subi des dégâts.

L'armée iranienne avait menacé de s'en prendre aux infrastructures d'eau et d'énergie d'Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de Mahshahr qui ont fait cinq morts et 170 blessés samedi.

L'alerte a également été déclenchée dimanche matin en Israël, où l'armée a dit faire face à un nouveau barrage de missiles iraniens. Les célébrations de Pâques étaient très perturbées à Jérusalem, avec des entraves à l'accès à la basilique du Saint-Sépulcre, où les chrétiens situent le lieu de la résurrection du Christ.

- Frappes sur Beyrouth -

Sur le front libanais, sept personnes, dont six d'une même famille, ont été tuées dans une frappe israélienne sur Kfar Hatta, près de Saïda dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a annoncé des frappes à Beyrouth contre "des infrastructures du Hezbollah", allié de Téhéran. Un bâtiment a été frappé dans le sud de la capitale, selon l'agence de presse libanaise, et un photographe de l'AFP a vu un missile viser un immeuble.

Le président Joseph Aoun a renouvelé son appel à des négociations directes avec Israël, pour empêcher que le sud du pays, où l'armée israélienne progresse et détruit des villages, ne se transforme en nouveau Gaza.

Alors que le pilonnage israélien et les combats ont fait plus de 1.400 morts au Liban depuis début mars, à Debel, un village proche de la frontière avec Israël, des habitants se préparaient à célébrer malgré tout Pâques.

"Les gens sont terrorisés. Le bruit des bombardements et des tirs n'a pas cessé une seconde depuis hier soir" a déclaré par téléphone à l'AFP un responsable local, Joseph Attieh. "La situation est tragique. Nous mettons notre foi en Dieu".

Le Hezbollah a affirmé avoir lancé un missile de croisière vers un navire de guerre israélien croisant au large. L'armée israélienne a affirmé "ne pas avoir connaissance" d'un tel événement.

- "Enervée et stupide" -

Sur le plan diplomatique, Oman a affirmé dimanche avoir discuté avec l'Iran au sujet de la réouverture du détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

Donald Trump a rappelé samedi que son ultimatum, lancé à l'Iran le 26 mars pour qu'il rouvre ce passage stratégique, sous peine de frappes contre ses centrales électriques, était toujours en vigueur.

"Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers", a-t-il écrit sur Truth Social.

L'ultimatum, qu'il a fixé au "6 avril à 20H00, heure de Washington" (00H00 GMT mardi), a été rejeté par le chef du commandement central iranien.

Le président américain, après "des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens" de l'Iran, a réagi le général Ali Abdollahi.

"Les portes de l'enfer vont s'ouvrir pour vous", a-t-il menacé.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s'est de son côté entretenu samedi soir au téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts diplomatiques pour une issue au conflit, a indiqué Tasnim.

Entretemps, l'Iran reste isolé du monde par une coupure de l'internet imposée par les autorités, qui a battu les records de durée pour un pays tout entier, a indiqué dimanche l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

burx-bar/cab

J.Padovano--LDdC